Comment mettre en valeur l’humain dans le domaine de l’urbanisme ?
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Terranota est une entreprise œuvrant dans l’urbanisme. Elle souhaite, à l’époque ou elle nous sollicite, créer des contenus dynamiques, pour d’un côté, pouvoir diffuser leurs valeurs sur leurs réseaux sociaux par de courtes capsules et d’un autre côté, rendre leur stand plus dynamiques pour les conventions notariales auxquels ils participent. Nous collaborerons deux années consécutives avec eux, proposant ainsi deux projets à explorer dans cet article.
Même si le projet s’est décliné, la problématique centrale reste la même : comment simplifier et transmettre facilement les valeurs complexes liées au territoire et à l’urbanisme ? Comment rendre compte de l’empathie et du côté humain que souhaite mettre en avant Terranota à destination de leur cible ?
L’urbanisme – en voilà un défi de taille ! Comment aborder l’écriture de formats avec un thème aussi vaste et complexe que l’urbanisme ? La réponse est simple : en travaillant main dans la main avec des clients spécialisés et passionnés – ne dit-on pas que les personnes passionnées sont passionnantes ? C’était le cas de Terranota. Sur ce projet, nous avons réussi à faire combiner notre expertise du format vidéo et motion et leur spécialité de la thématique et de leurs valeurs.
La pré-production s’est donc déroulée en plusieurs étapes. Tout d’abord, nous avons cadré le projet, les attentes, les besoins. Puis, nous avons déblayé les possibilités de donner forme au projet, qui s’est conclu sur la création d’une vidéo manifeste et de 6 capsules d’accompagnement, chacune creusant un aspect spécifique de l’urbanisme. Pour le second projet, le besoin s’est fixé sur un ensemble de 6 vidéos en motion design. Le processus pour l’écriture sera sensiblement le même que pour le premier projet.
Puis la phase d’écriture est arrivée : nous avons convenu d’un modèle avec l’équipe, afin que nos interlocuteurs puissent avoir un cadre pour mettre à plat leurs idées et nous les communiquer de manière plus tangible. Ainsi, nous avons pu laisser notre client s’exprimer – chose qui lui tenait à cœur – tout en assurant le bon avancement du projet. C’est avec ce modèle que nous avons pu échanger, faire des allers-retours et, en parallèle, commencer à montrer des formats pilotes pour rendre encore plus concret le projet final. C’est avec ce modèle de retours que nous avons fonctionné pour les deux projets.
Précédemment, je vous ai parlé des épisodes pilotes, qui concernent essentiellement le projet 1, de capsules. Dans ces formats, le but était de présenter de manière succincte les enjeux et contraintes liés à certains milieux couplés à l’urbanisme. Pour ce faire, 2 parti-pris ont été choisis : d’un côté, celui d’axer les capsules sur des thématiques suffisamment larges et visuelles – montagne, littoral, agriculture…- pour en construire une base d’images facilement reconnaissable et mieux immerger le spectateur. De l’autre, celui de véhiculer par le texte les enjeux.
Ainsi, des notions complexes peuvent être présentées dans des milieux spécifiques grâce aux images. Cette technique permet également de mieux contrôler l’impact visuel de la capsule et de mieux la rythmer : on évite le texte sur des images complexes ou esthétiques et on se permet des images plus statiques, où il se passe moins de choses, pour y insérer des informations.
Pour le second projet, la configuration n’était pas tout à fait la même : les textes étaient présents, mais toute la base image était à créer. Je parlerai de la direction artistique plus tard, je vais surtout m’attarder sur la technique et les moyens mis en œuvre pour sublimer le message.
L’avantage avec le motion design, c’est que l’on est beaucoup plus libre quant aux mouvements, à la composition qu’avec des rushs vidéos classiques. On peut utiliser l’espace sans se soucier du positionnement des éléments – car on contrôle absolument tout de notre toile numérique. Pour les 5 différents messages à illustrer, j’ai ainsi pu choisir pour chacun des dynamiques différentes. Par exemple, pour illustrer la notion de performance – que je rapproche de celle d’une évolution positive – un mouvement diagonal, de bas vers le haut et de gauche vers la droite correspond bien. Telle une courbe positive s’envolant du cadre.
Ou encore, on cherche à mettre sur le même pied d’égalité plusieurs valeurs, d’abord les présenter de manière verticale pour les remettre à l’horizontale – au même niveau – sert à faire la démonstration que ces 3 valeurs seront traitées équitablement.
Dans ce projet, la dynamique de présentation sert à présenter et ancrer le message frontalement, avec le texte, puis de manière indirecte, grâce au mouvement.
Revenons plus en détail, après avoir vu le fond, sur la forme du second projet. Dans ce projet, notre rôle est intervenu dans un second temps. En effet, cette année-là, notre client avait fait appel à sa graphiste pour élaborer la scénographie de leur stand – avec un véritable parti-pris graphique sur l’ensemble de ce dernier, à base d’un pattern de rayures blanches et bleues foncées. C’est dans ce stand monté avec minutie qu’un écran – qui contiendra les futures vidéos en motion – est posé sur un des murs entièrement recouverts de rayures.
C’est ainsi que je possédais mon écran de base, lorsqu’aucune vidéo ne tournera, un pattern complétera le mur du fond et se posera sur l’écran pour donner l’illusion d’une continuité générale. Mes 2 premières contraintes venaient de se présenter d’elles-mêmes : le format de l’écran ainsi que mes écrans de début et de fin de chacune de mes animations. Il était important qu’une sorte de boucle soit installée, avec le point de départ identique à celui de fin, pour pouvoir diffuser les animations à n’importe quel moment et peu importe l’ordre.
Afin que les animations puissent être agrémentées par d’autres éléments que par des rayures et du texte, je me suis penchée sur la gamme graphique développée par la graphiste pour pouvoir s’amuser avec les éléments et leur donner vie tout en partageant les valeurs de Terranota. Pour parler de liberté et de sécurité, un trajet tranquille en vélo est utilisé ; pour évoquer la performance, des oiseaux virevoltent dans les airs ; ou encore, pour évoquer de la sérénité et de la rigueur, un bateau voguant entre les lignes est proposé. À noter que le but était aussi de rappeler la ville d’accueil de la conférence – Bordeaux – entre sa proximité du littoral et ses rives de quais piétonnes.
L’avantage incontesté du motion est de pouvoir décliner n’importe quel ensemble graphique, même de manière minimaliste, avec le simple levier de donner vie à n’importe quel visuel.
Pour répondre à la problématique à l’origine du projet, on peut répondre que l’équilibre est la clé. Avoir un message clair, suffisamment complexe pour donner du crédit mais aussi concis pour être compréhensible en un clin d’œil. Connaître sur le bout des doigts son domaine d’expertise permet de choisir le niveau de complexité d’explication qui est souhaité et c’est la clé. Couplé à un travail de forme qui respecte cette règle d’équilibre et vous avez un moyen efficace de répondre à cette première question.
Avec un peu de recul, j’aurais apprécié pouvoir m’investir un peu plus lors de la phase de création du stand – à minima être présente lors des réunions de travail, chose que je ne pouvais pas à l’époque car les plannings n’avaient pas pu s’aligner. Cela m’aurait permis de m’immerger progressivement dans ce monde de rayures et de pouvoir émettre plus d’idées.
Ce sont des projets avec lesquels je ressors avec une vision plus pointue – à vraiment aller peaufiner un détail, une rythmique, une animation de mot – pour délivrer un message avec le plus de justesse possible. J’ai également pu challenger ma vision de motion designer avec le travail du pattern de la ligne, d’imaginer plusieurs moyens d’animer, de vraiment diversifier mes méthodes tout en gardant une cohérence globale de série.